Comment organiser un EVJF que la mariée aime vraiment ?

Comment organiser un EVJF que la mariée aime vraiment ?

9 min de lecture

C'est en général le témoin de la mariée qui organise, avec les proches qui se répartissent le travail. Placez-le quatre à huit semaines avant le mariage, jamais le week-end précédent. Posez deux questions très tôt : qui elle veut, et ce qu'elle détesterait. Puis fixez un prix par personne et annoncez-le avant toute réservation.

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Un enterrement de vie de jeune fille rate toujours de la même manière : il est trop cher pour un tiers du groupe, il est construit autour de ce qui plaît à l'organisatrice, ou la liste des invitées devient discrètement un incident diplomatique. Ces trois échecs sont évitables, et ils se jouent tous dans les deux premières semaines de préparation.

Cet article traite de qui organise, du moment où placer la journée, de ce que les différents formats coûtent par personne et de la façon de mener la journée elle-même. On dit « EVJF » à peu près partout en France, et l'abréviation vaut ici pour l'expression complète.

1. Qui organise, et ce que la mariée décide

Par convention, c'est le témoin de la mariée qui mène, avec les autres proches en renfort, et la mariée tenue à distance de la logistique. Cette convention a une raison d'être : la journée est un cadeau, et se voir remettre le tableur de son propre cadeau n'en est pas un.

À distance ne veut pas dire exclue. Quatre décisions appartiennent réellement à la mariée et doivent être tranchées avec elle dès la première conversation.

  • La liste. Qui vient, et en particulier si les mères, les tantes et la future belle-mère en sont.
  • Le plafond. Le maximum qu'elle accepte de demander à ses amies.
  • La liste des refus. Tout ce dont elle ne veut vraiment pas : les strip-teaseurs, les déguisements, la surprise totale, être filmée, le karaoké, la vente de roses dans la rue.
  • La forme. Une soirée, une journée, une nuit sur place ou un week-end entier.

Tout le reste vous appartient. La surprise fonctionne très bien pour l'activité et très mal pour la date, la destination et le prix, parce que ce sont précisément les trois informations dont les invitées ont besoin pour dire oui.

Demandez ce qu'elle détesterait avant de demander ce qui lui ferait plaisir. La seconde question reçoit une réponse polie. La première reçoit une réponse honnête.

2. Quand le placer

Quatre à huit semaines avant le mariage est la fenêtre fiable. C'est assez loin pour qu'une soirée difficile reste sans conséquence, et assez proche pour que la journée reste rattachée au mariage.

Évitez le week-end qui précède immédiatement. Quoi qu'en dise le cinéma, les sept derniers jours contiennent les essayages, le plan de table, les livraisons et l'arrivée de la famille ; le problème n'est pas la fatigue du lendemain, c'est le samedi perdu.

Deux autres points de calendrier comptent. Si une partie notable du groupe doit voyager ou faire garder des enfants, annoncez la date six à huit semaines avant l'EVJF lui-même, pas quinze jours avant. Et si le mariage a lieu à l'étranger, envisagez un EVJF plus proche et plus tôt : des invitées à qui l'on demande de financer deux voyages en choisiront un.

Une séquence qui fonctionne : arrêter la forme et le budget trois à quatre mois avant, envoyer la date et le prix au groupe dix à douze semaines avant, encaisser quatre à six semaines avant, transmettre le déroulé et la liste des affaires à prendre la semaine précédente.

2. Quand le placer — Comment organiser un EVJF que la mariée aime vraiment ?

3. Ce que cela coûte par personne

Le coût est de loin la première cause de rancune, et il se maîtrise entièrement. Les montants ci-dessous sont par personne et indicatifs, pour la France. Aucune enquête ne les mesure : ce sont des ordres de grandeur, pas des moyennes.

FormatCoût par personneLe piège
Soirée à la maison, repas et boissons25 à 50 €Pas grand-chose. C'est le format que personne ne regrette.
Journée puis dîner au restaurant80 à 150 €Le menu de groupe imposé au-delà de dix personnes
Une nuit sur place, ville proche150 à 300 €L'hôtel se paie à la chambre : c'est le binôme qui fixe le prix
Week-end en France250 à 500 €Les arrhes qui cessent d'être remboursables dès la réservation
Week-end à l'étranger500 à 1 200 €Les vols, les transferts, et celle dont la carte d'identité est périmée

Un détail français qui simplifie la vie par rapport aux guides anglo-saxons : le service est compris dans les prix affichés, il n'y a donc pas de pourboire obligatoire à ajouter au repas de groupe. En revanche, le menu de groupe imposé au-delà d'un certain nombre de couverts, lui, existe presque partout, et c'est lui qui fait exploser la ligne restaurant.

Deux règles gardent l'ambiance intacte. Annoncez le prix tout compris avant que quiconque s'engage, part de la mariée incluse si le groupe la prend en charge, parce qu'un tarif d'appel qui grossit ensuite de 60 € est ce dont les gens se souviennent. Et encaissez avant de réserver plutôt qu'après, pour que celle qui se désiste ne devienne pas une dette pour l'organisatrice.

Répartir la part de la mariée sur le groupe est courant et mérite d'être dit ouvertement. Sur un week-end à dix, cela ajoute environ un dixième à la note de chacune.

Il existe aussi une version plus discrète du problème d'argent. Une invitée qui ne peut pas payer le week-end le dit rarement ; elle dit qu'elle est prise ce mois-là. Si une ou deux personnes déclinent pour des raisons vagues, traitez-le comme une information sur le prix et non sur elles, et demandez-vous si une version plus courte ou moins chère ramènerait le groupe au complet. Une soirée à la maison où tout le monde vient vaut mieux qu'un week-end à l'étranger que la moitié du groupe manque.

4. Un déroulé qui résiste au contact d'un vrai groupe

L'erreur de structure la plus fréquente consiste à réserver chaque heure. Un groupe se déplace lentement, quelqu'un est toujours en retard, et un programme sans mou transforme l'organisatrice en chien de berger.

  1. Fin de matinée : arrivée et quelque chose de peu exigeant. Brunch, promenade, installation. Personne n'est à son meilleur avant.
  2. Début d'après-midi : l'activité principale, idéalement la seule chose que vous ayez payée. Deux à trois heures.
  3. Fin d'après-midi : du vrai temps mort. Deux heures sans rien de réservé. C'est là que la journée se passe réellement.
  4. Soirée : le dîner, réservé, avec une table gardée bien au-delà de l'heure que vous croyez nécessaire.
  5. Après : un plan, facultatif, que l'on peut quitter.

Rendez la soirée quittable. Dans tout groupe de plus de six personnes, il y aura une femme enceinte, une qui reprend la route, une qui a un bébé à la maison et une qui ne boit tout simplement pas. Une soirée qui suppose que tout le monde tient jusqu'à deux heures du matin perd quatre personnes et gagne une ambiance.

Les détails pratiques pèsent plus lourd que le thème : une seule conversation de groupe avec l'adresse et les horaires épinglés, une personne qui détient les réservations, une liste des affaires à prendre si l'activité exige une tenue particulière, et les régimes alimentaires recueillis une fois plutôt que trois.

4. Un déroulé qui résiste au contact d'un vrai groupe — Comment organiser un EVJF que la mariée aime vraiment ?

5. La politique de la liste, et la question des mères

La liste appartient à la mariée, et le rôle de l'organisatrice est de tenir la ligne qu'elle a fixée. Deux conventions aident. Toute personne présente à l'EVJF devrait être invitée au mariage, sans exception. Et l'invitation n'est pas automatique pour l'amie d'une amie ou la cousine qui en a entendu parler.

Les mères et les futures belles-mères sont le problème récurrent, et il n'existe pas de bonne réponse unique. Trois arrangements sont également normaux :

  • Elles participent à tout, et le programme est conçu en conséquence.
  • Elles viennent à la journée ou au dîner et repartent avant la suite.
  • Elles ne sont pas invitées, et un déjeuner séparé est organisé, ce qui évite complètement la gêne.

Quel que soit votre choix, appliquez-le symétriquement aux deux mères. C'est l'asymétrie qui blesse, pas la décision elle-même.

Un point de savoir-vivre souvent oublié : celle qui décline l'EVJF n'a pas décliné le mariage, et ne doit pas être traitée comme si c'était le cas. Un week-end coûte cher et les gens ont des vies que vous ne voyez pas. Gardez-la dans la conversation de groupe, et assurez-vous qu'elle reçoive aussi ce que le couple fait circuler, qu'il s'agisse d'un fil de messages ou des informations publiées sur le site de mariage.

Le cas inverse mérite d'être nommé aussi. Si une invitée demande à venir accompagnée par quelqu'un qui n'est pas sur la liste du mariage, la réponse est non, et il est plus simple de le dire une fois au début de la préparation que dans la semaine qui précède. Le groupe est le groupe.

Réglez la forme, la liste et le plafond avec la mariée d'abord, annoncez une seule fois le prix tout compris, et laissez deux heures libres au milieu de la journée. Le reste est du détail. Si le mariage lui-même prend encore forme, c'est aussi le moment où le groupe apprend qui voyage et depuis où, une information qu'il vaut la peine de noter quelque part où le couple pourra la reprendre.

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