Les enfants à votre mariage : oui, non, ou jusqu'à quelle heure ?

Les enfants à votre mariage : oui, non, ou jusqu'à quelle heure ?

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Quatre règles fonctionnent : tous les enfants bienvenus, aucun enfant, seulement les enfants de la famille, ou les enfants jusqu'à une heure fixée. Choisissez-en une avant l'impression des faire-part et appliquez-la à toutes les familles. Une demi-décision sans règle énoncée produit des questions, des blessures et un effectif que personne ne peut planifier.

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Cet article compare les quatre règles et montre ce que chacune fait à la note et à la salle. Il explique où placer raisonnablement une limite d'âge, pourquoi la question des bébés doit être tranchée avant que quiconque la pose, et dans quel ordre prévenir les familles pour garder la paix. Il traite aussi du jour même, quand une famille se présente malgré tout avec un enfant. L'organisation d'une garde est un sujet à part.

1. Choisissez la règle avant tout le reste

Il n'y a pas d'option polie ni d'option grossière. Il y en a une qui convient à votre journée et trois qui n'y conviennent pas. Le dégât ne vient presque jamais du choix : il vient de ne jamais tout à fait le faire et de laisser partir des faire-part ambigus.

RègleCe qu'elle veut direQuand elle convient
Tous les enfantsTous les enfants de tous les invités sont conviésRéception de jour, extérieur, liste d'invités jeune
Aucun enfantLes neveux et nièces restent à la maison aussiRéception du soir, menu assis, salle serrée
Seulement les enfants de la familleLes enfants de la famille proche, personne d'autreQuand la famille forme le cœur de la liste
Les enfants jusqu'à une heure fixéeCérémonie et vin d'honneur, puis récupérés avant le repasQuand une garde ou un relais existe vraiment

La quatrième règle passe pour le compromis idéal et c'est de loin la plus difficile à tenir. Elle exige une heure imprimée sur le carton et un endroit où les enfants passent le temps jusque-là. En France elle a pourtant une forme toute prête : les enfants viennent à la mairie et au vin d'honneur, où ils courent dehors sans gêner personne, et le repas se fait entre adultes. Sans l'heure et sans le relais, la quatrième règle redevient discrètement la première vers vingt et une heures trente.

La troisième est la plus délicate, parce qu'elle trace une distinction visible entre invités. Elle tient tant que la frontière est une frontière familiale que n'importe qui peut retracer. Dès que vous ajoutez par-dessus les enfants d'un ou deux amis, ce n'est plus une règle mais une sélection, et une sélection appelle des recours.

Les familles s'offusquent rarement de la décision elle-même. Elles s'offusquent de découvrir qu'elle a été prise autrement pour quelqu'un d'autre.

2. « Entre adultes » : ce que la formule coûte vraiment

L'argent est la moitié la moins lourde. Les traiteurs tarifent les enfants par tranches d'âge, mais le proposent rarement d'eux-mêmes : demandez ces tranches par écrit au moment du devis.

  • Moins de trois ans : normalement gratuit, souvent sans couvert propre.
  • De trois à douze ans : couramment la moitié du prix adulte, ou un menu enfant facturé de l'ordre de 25 à 45 €.
  • Treize ans et plus : plein tarif presque partout.

Le coût le plus lourd, c'est la liste d'invités elle-même. Un mariage entre adultes demande aux parents d'organiser une garde, et pour une famille qui fait deux heures de route il implique aussi une nuit d'hôtel, une baby-sitter à la maison ou des grands-parents qui sacrifient un week-end. Certains déclineront, et ce n'est pas un défaut de votre formulation. Partez du principe qu'une ou deux familles diront non et décidez si vous pouvez l'accepter avant de vous engager, plutôt que de tout renégocier en avril.

La capacité compte aussi, en sens inverse. Chaque enfant de trois ans et plus occupe une chaise, et la salle compte cette chaise comme les autres. Quinze enfants, cela fait presque deux tables. Si votre salle accueille cent couverts, ces quinze enfants décident si quinze adultes tiennent encore.

Faites les deux calculs avant de choisir. Douze enfants à 35 € font 420 €, et cela vaut rarement une brouille familiale. Douze enfants qui déplacent douze places d'adultes, c'est une tout autre conversation, et les deux calculs pointent souvent dans des directions opposées.

2. « Entre adultes » : ce que la formule coûte vraiment — Les enfants à votre mariage : oui, non, ou jusqu'à quelle heure ?

3. Limites d'âge, bébés et l'exception qu'on vous demandera

Si vous posez une limite, posez-la sur un anniversaire et non sur une impression. « Pas de petits enfants » n'est pas une frontière, c'est une invitation à interpréter. « Douze ans et plus » est une frontière.

Quatre tranches d'âge se comportent très différemment un jour de mariage :

  1. Jusqu'à un an environ : réellement inséparables d'un parent. Écarter les bébés encore allaités revient en général à écarter aussi leurs parents.
  2. De deux à cinq ans : ils ont besoin de cadre, de coins calmes et d'horaires prévisibles. Une longue cérémonie est l'heure la plus dure de leur journée, et de celle de leurs parents.
  3. De six à onze ans : ils s'en sortent très bien, à condition qu'au moins un autre enfant du même âge soit là. Un enfant seul dans cette tranche s'ennuie dès l'entrée.
  4. Douze ans et plus : de jeunes adultes, en pratique. Couvert complet, attention complète, en général plein tarif.

L'exception qu'on vous demandera, ce sont les bébés. Tranchez à l'avance et écrivez la réponse au lieu de l'improviser au téléphone. Les deux réponses se défendent ; seule une réponse non formulée ne se défend pas, parce qu'une règle non énoncée est testée par le premier qui demande.

La deuxième question la plus fréquente concerne les enfants qui ont un rôle dans la cérémonie : les enfants d'honneur qui portent les alliances ou sèment les pétales à la sortie de l'église. Qu'ils restent ensuite pour le repas est une décision distincte, et elle devrait déjà être prise le jour où quelqu'un la soulève.

4. Une formulation qui passe partout

Ce qui blesse, ce n'est presque jamais la règle. C'est l'ordre dans lequel on l'apprend. Lire sur un carton imprimé que ses enfants ne sont pas les bienvenus n'a rien à voir avec une conversation qu'on a eue avant.

Quatre choses portent le message :

  • Les familles concernées d'abord : appelez chaque famille avec enfants avant la mise à la poste. Dix familles, c'est dix appels courts en une soirée.
  • Une seule phrase pour tout le monde : écrivez une phrase unique et servez-vous-en mot pour mot. Les explications différentes se comparent, et les écarts se remarquent.
  • Aucune raison inventée : prétendre que le lieu n'accepte pas les enfants tient environ deux semaines. La vraie raison voyage mieux, qu'il s'agisse de place, d'horaires ou de budget.
  • Pas de plaisanterie : les rimes et les formules drôles sur ce sujet font rarement rire les parents. Une phrase simple ne vexe personne.

Sur le faire-part, une ligne suffit. Une version qui fonctionne : « nous avons choisi de célébrer cette journée entre adultes et nous espérons de tout cœur que vous pourrez tout de même être des nôtres ». Si vous avez retenu la quatrième règle, ajoutez l'heure et le relais dans la même ligne.

L'endroit où vous l'imprimez compte également. Mettez-la sur le carton pratique plutôt que sur le faire-part solennel, à côté des horaires et de l'itinéraire, pour qu'elle se lise comme une information et non comme une condition d'entrée.

4. Une formulation qui passe partout — Les enfants à votre mariage : oui, non, ou jusqu'à quelle heure ?

5. Le jour même : une famille arrive avec un enfant

Cela arrive, et rarement par bravade. Une baby-sitter se décommande la veille et une famille se retrouve à choisir entre un enfant au mariage et pas de mariage du tout. L'essentiel est que personne n'y pense pour la première fois sur le pas de la porte.

Réglez trois points à l'avance :

  1. Qui parle : pas vous deux. Un proche accueille la famille et s'en occupe.
  2. Ce qui se passe : le jour J, ils entrent. Une scène à l'entrée coûte infiniment plus cher qu'un couvert de plus.
  3. Ce qui est prêt : un couvert en réserve, une chaise haute et une pièce au calme. Cette préparation ne coûte presque rien et désamorce la plupart de ces arrivées.

Les demandes formulées avant le mariage sont une autre affaire. La famille qui appelle quinze jours avant pour obtenir une exception reçoit la même réponse que tout le monde, et c'est exactement à cela que sert la phrase préparée. Une exception accordée sur demande devient la règle pour tous ceux qui demanderont aussi, et l'information circule plus vite que vous ne le voudriez.

Après coup, ne rouvrez pas le dossier. Une décision déjà prise n'a pas besoin d'être justifiée rétrospectivement, et la semaine qui suit un mariage est un mauvais moment pour cette conversation.

La plupart de ces situations se repèrent bien plus tôt, en demandant dès la réponse qui vient, avec combien d'enfants et de quels âges. Quand ces réponses se rangent à côté des confirmations sur votre site de mariage, vous savez quatre semaines avant combien d'enfants attendre et combien de chaises hautes réclamer.

La question des enfants est l'une des rares décisions de mariage qu'on ne peut pas repousser, parce qu'elle figure sur le faire-part ou n'y figure pas, et que le silence se lit comme un oui. L'étape suivante est simple : reprenez la liste des invités, comptez les enfants par tranche d'âge et confrontez ce nombre à la capacité de votre salle. Le plus souvent, ce seul chiffre répond à la question à votre place. Ensuite, il ne vous reste qu'à écrire la phrase unique que chaque famille va entendre.

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